LYRIC

(Joe Dassin/Pierre Delanoé/Claude Lemesle)

Le chevalier qui revenait de la guerre,
Lorsque la guerre avait duré cent ans,
Disait bonjour distraitement à  sa mčre,
Et se précipitait sur sa femme en hurlant:

Qu’est-ce qu’on s’ennuie dans les croisades,
Godefroy, tu ne m’auras plus.
Mes compagnons, mes camarades,
Je vous fais une croix dessus, n’en parlons plus.
Où est la clé de ta ceinture ?
Ventrebleu, je l’ai oubliée
Dans une armure
Que j’ai laissée
A dérouiller dans un pressing de Galilée !

Le chevalier qui racontait ses campagnes,
A Madame au coin d’un feu de bois.
Faisait bailler son infidčle compagne,
Qui timidement lui murmurait à  mi-voix:

Qu’est-ce qu’on s’ennuie dans tes croisades,
Aldebert, moi je n’en peux plus.
Tes compagnons, tes camarades,
Fais-leur donc une croix dessus, n’en parle plus.
Tu pourrais parler d’autre chose,
Ou bien múme ne pas parler.
Tu causes, tu causes, beau chevalier,
Tu ferais mieux d’aller chercher le serrurier.

Les cancres d’aujourd’hui, les bons élčves aussi,
Ont conservé ce chant guerrier qui les ravit:

Qu’est-ce qu’on s’ennuie dans les croisades
Quand on fait nos compositions.
Mes compagnons, mes camarades,
C’est le mur des lamentations, récréation !
Toutes ces histoires de ceinture,
C’est débile et c’est démodé.
La vie est dure dans les lycées,
On serait bien mieux à  la maison à  se les croiser.

Qu’est-ce qu’on s’ennuie dans les croisades,
Godefroy, tu ne nous auras plus
Mes compagnons, mes camarades,
Faisons-lui une croix dessus, n’en parlons plus.

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